Le logo des 100 ans… et polémique

Filed Under (Histoire, Hockey, Hors glace, Québec) by Jean-Philippe on 26-08-2008

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Le Club de hockey Canadien, vient de dévoiler le logo de son centenaire. Sobre, reprenant l’esthétique du chiffrage des chandails des joueurs, ce logo bilingue servira de signature durant la prochaine saison. Il sera également présent au milieu de la patinoire du centre Bell, en lieu et place de l’actuel logo du CH.

Mais en voyant ce logo, que je trouve en passant assez ordinaire (mais ce n’est que mon opinion), je me demande ce qu’est devenu le précédent logo du centenaire. Le logo qui avait été dévoilé la saison dernière et que je trouvais bien plus moderne et plus "dynamique" que celui qui vient d’être présenté aux médias. Si vous l’aviez oublié, le voici :

Mais outre ce volte-face (malheureux) concernant le logo du centenaire, une petite polémique entourant les 100 ans du Canadien prend de l’ampleur sur le web. Comme vous le savez, à Montréal et dans l’ensemble du Québec, dès qu’il est question de hockey, cela ne peut jamais se passer simplement et les célébrations du centenaire du Canadien ne dérogent pas à cette règle.

L’on retrouve cette polémique sur quelques sites consacré au hockey et au Canadien, mais c’est sans doute Daniel Bigras sur le site Tricolore.ca qui l’argumente le mieux. En effet, même s’il ne remet pas en cause le centenaire de la création du club (4 décembre 1909), il est beaucoup plus sceptique quand il s’agit de commémorer la 100e saison du CH. "Est-ce qu’on a oublié qu’il n’y a pas eu de saison en 2004-2005 ?" s’interroge Daniel Bigras.

En suivant ses propos, il est clair que cela a du sens. En comptant les saisons de la LNH (fondé en 1917), on en dénombre 91 (en comptant la prochaine), auxquelles il faudra ajouter les huit saisons précédant la création de la ligue nationale, ce qui n’en fait toujours que 99 ! Et ce n’est pas le nouveau logo du centenaire, qui évoque clairement "100 saisons" et non simplement "100 ans", qui simplifiera notre compréhension.

Cependant, et comme le souligne l’auteur dans un nouveau texte , en matière de ligues sportives et d’olympisme, la "règle" voudrait que l’on ne rompe pas la numérotation des cycles. C’est-à-dire, en clair, que la saison du "lock-out" 2004-2005, soit tout de même comptée comme une saison à part entière. Daniel appuie son argumentation sur les Jeux Olympiques de 1916, annulées pour cause de première guerre mondiale, mais qui furent tout de même définient comme "6e olympiades".

Personnellement, je trouve que cela va à l’encontre d’une certaine logique, mais passons. Sachant que l’année 2009 sera bel et bien une année anniversaire pour le Canadien de Montréal (100 ans), mettons cette polémique de côté et réjouissons-nous lors des prochaines festivités… en attendant la coupe !

Bernard "Boom boom" Geoffrion n’est plus

Filed Under (Histoire, Hockey) by Jean-Philippe on 11-03-2006

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Ironie de l’histoire, le jour même où le chandail numéro 5 de Bernard Geoffrion devait s’élever dans les airs du Centre Bell, l’ancien joueur du Canadien a tiré sa révérence, emporté par un cancer de l’estomac.

 

Crédit photo : Bernard Brault, La Presse (Montréal)

Il y a 10 ans, Patrick Roy quittait le CH…

Filed Under (Histoire, Hockey) by Jean-Philippe on 02-12-2005

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Pour ceux qui ne connaissent pas Patrick Roy, ce texte n’aura pas grand intérêt… et même si cette nouvelle sportive ne changera pas le monde, elle provoqua à l’époque un certain émoi dans l’ensemble du Québec.

Patrick Roy est, sans grand doute, le plus grand gardien de but de toute l’histoire du hockey moderne. Il est le gardien avec le plus grand nombre de victoires (551), avec le plus de parties jouées (1029), avec le plus de victoires en séries éliminatoires (151)… il a également été le plus jeune joueur à recevoir le trophée Conn Smythe (il avait 20 ans).

C’est en 1984, que le numéro 33 réalise son rêve, en étant repêché par le Canadien de Montréal, l’équipe la plus prestigieuse de la LNH.

S’en suit une carrière incomparable. Patrick Roy étonne tout le monde par son intensité, son talent et permettra au Canadien de rester parmi les grandes équipes de la ligue nationale, en gagnant deux coupes Stanley en 1986 et en 1993.

Même si l’équipe de 1993 n’a plus grand chose à voir avec celles de la glorieuse période du CH, Patrick Roy permet à l’équipe de remporter des victoires importantes… surtout en séries éliminatoires. À l’époque, Jacques Demers est l’entraîneur-chef du CH, laissant le talent et le caractère bouillonnant de Patrick Roy s’exprimer à fond.

Mais en octobre 1995, le dernier entraîneur-chef du Canadien à remporter la Coupe Stanley, Jacques Demers, est congédié… Remplacé par Mario Tremblay, qui n’a jamais entraîné une seule équipe de toute sa vie, mais qui avait le mérite d’avoir le “CH” sur le cœur.

Avec Mario Tremblay, tout change… L’homme veut de la discipline et montre un caractère au moins aussi bouillonnant que celui de Patrick Roy qui, à l’époque, est le vrai leader dans la chambre des joueurs. Le duo fonctionne bien dans un premier temps, mais tout cela finit par faire des étincelles.

Coup de théâtre le 2 décembre 1995. Lors d’un match contre les Red-Wings de Détroit, le Canadien se fait lessiver… rien ne fonctionne, même pas Patrick Roy !

Mais l’on sent que l’action ne se passe plus sur la glace… Patrick Roy lance des regards vers le banc des joueurs et vers Mario Tremblay en deuxième période. Il est clair que Patrick Roy demande d’être remplacé… Mario Tremblay le laisse se faire humilier en espérant lui donner une bonne leçon.

Patrick Roy ne le prend pas et lorsqu’il est enfin remplacé, il y aura un face-à-face devenu célèbre entre le gardien étoile et son entraîneur. Quelques enjambées vers le directeur-gérant du Canadien, on suppose que c’est à ce moment-là que Patrick Roy a annoncé qu’il souhaitait être échangé dans une autre équipe.

Quatre jours plus tard, le Canadien de Montréal annonçait le départ de Patrick Roy pour le club des Avalanches du Colorado (l’ancienne équipe des Nordiques de Québec). Avec les Avalanches, Patrick Roy remportera deux autres coupes Stanley en 1996 et en 2001. Les deux seules coupes Stanley de l’équipe.

Avec l’échange de Patrick Roy, ce fût le début des années noires du Canadien… aucune coupe Stanley depuis 1993 (le CH détient le record absolu de victoires), certaines années le Canadien ne participera même pas aux séries et fût même la dernière équipe dans l’Est à deux reprises ! Bref, rien de va pour le Canadien dans la fin des années 90.

Depuis l’arrivée d’André Savard, puis de Bob Gainey… l’équipe se reconstruit. Le recrutement se fait plus efficacement et le Canadien redevient, petit à petit, une équipe de premier plan.

Patrick Roy a laissé une marque dans l’histoire du CH, pas seulement lors de la journée du 2 décembre 1995, mais par son talent et par toutes ses victoires. Il serait normal que son chandail soit enfin retiré par l’organisation de l’équipe montréalaise.

Patrick Roy est l’entraîneur, propriétaire et directeur-gérant des Remparts de Québec depuis 2005.