Séries 2008 : le classement de la deuxième ronde
Canadien vs Flyers : les Flyers remportent la série 4-1
Penguins vs Rangers : les Penguins remportent la série 4-1
Red-Wings vs Avalanche : les Red-Wings remportent la série 4-0
Sharks vs Stars : les Stars remportent la série 4-2
Malgré tout le respect…
J’ai beaucoup de respect pour Réjean Tremblay. J’aime le lire et l’écouter s’exprimer sur notre sport favori, mais il y a des moments où je ne le suis pas du tout.
Aujourd’hui dans La Presse, Réjean Tremblay semble absolument vouloir se donner raison, en revenant sur le 26 février, date limite des échanges. Mais lisez plutôt ce qu’il écrit (extrait) :
Vous vous rappelez, le 26 février dernier, je vous écrivais tout le bien que je pensais de la grande journée des transactions dans la Ligue nationale. Ce jour-là, Bob Gainey est allé déclarer que le Canadien était meilleur en fin d’après-midi qu’il ne l’était le matin même. Alors qu’il venait de perdre Cristobal Huet et qu’il avait échoué à greffer Marian Hossa à son équipe.
Le pire, c’est que les journalistes et les fans ont cru l’histoire de Gainey!
Ne pensez-vous pas qu’un gardien d’expérience contre les Flyers et un Marian Hossa, pour marquer les deux ou trois buts qui ont cruellement manqué au Canadien, auraient fait la différence dans cette élimination en cinq matchs?
Se faire éliminer par une bonne équipe, ce n’est pas grave. C’est la loi du sport. Mais abuser de la bonne foi aveugle des fans, ce n’est pas joli.
Sur Carey Price…
Déjà, s’il y a une chose pour laquelle je peux donner en partie raison à Réjean Tremblay, c’est sur l’échange de Cristobal Huet. Pour le peu que le Canadien à obtenu en retour, mais aussi pour avoir fait le pari de ne pas avoir de vétéran, au moins “au cas où”, devant le filet pour les séries, je peux comprendre sa frustration. Mais d’un autre côté, c’était un risque, un pari. Si le Canadien était arrivé en finale, on aurait tous crié “Ô génie !”. Le malheur, c’est qu’il a trébuché en deuxième ronde. Il faut dire tout de même que le Canadien avait de bonnes chances de perdre Cristobal Huet à la fin de la saison, avec rien en retour, Bob Gainey a préféré s’en défaire contre un choix de deuxième ronde en 2009… Oui, c’est pas grand chose… je l’accorde.
Cependant, il ne faudrait pas non plus que Réjean Tremblay, oublie la période située entre ce fameux 26 février et le début des séries. Les solides performances de Carey Price, corroborées par des statistiques très honorables et même supérieures à la période d’avant la date limite des échanges, ont donné en partie raison au Directeur-général du tricolore. Mieux qu’une place en série, qui était (je le rappelle aux quelques amnésiques qui pourraient me lire), l’objectif de la direction au début de la saison, Carey Price et le reste de l’équipe, ont porté, ensemble, la Ste-Flanelle au sommet de leur association. Suivant le cliché très répandu : “Si l’on nous avait dit ça début octobre…”
Il est vrai que pour les séries, “Jésus” Price, comme il a été nommé par quelques Ayatollahs, un tantinet dépourvu du minimum d’objectivité requis, n’a pas été à la hauteur de sa fin de saison. Mais à qui faire porter le blâme ? Ton équipe arrive à la première place dans l’Est, en bonne partie avec Carey Price (il a joué 41 matches cette saison), tu n’es pas pour commencer à douter de ses performances, une fois arrivé en séries éliminatoires ! Il faut être logique tout de même ! À en lire certains, pour qu’un gardien puisse jouer à Montréal, il faut qu’il égale au minimum Patrick Roy. En suivant cette même logique, il fallait (ce n’était pas facultatif), que Carey Price remporte la Coupe Stanley à son année de recrue. Wow ! Passer d’une équipe qui n’était même pas censé faire les séries, à une équipe championne, il semblerait que quelques-uns n’éprouvent aucune difficultés à franchir le pas.
Il apprend. Il n’a que 20 ans… et soyez bien certains que ce que l’expérience qu’il a assimilé durant ces séries, l’aidera pour la suite de sa carrière et, pourquoi pas, à pouvoir brandir la coupe sur la rue Ste-Catherine.
Sur Marian Hossa…
Là où je ne suis absolument pas d’accord avec Réjean, c’est au sujet de Marien Hossa. C’est vrai que j’aurai vraiment aimé qu’il vienne jouer à Montréal. Je suivais de près toutes les rumeurs (souvenons-nous des fameux “gants” portant les initiales “MH”) et sur le coup, j’ai été très déçu de le voir jouer à Pittsburgh.
Mais voyant ce qu’il a coûté aux Penguins, voyant surtout ce que le Canadien aurait pu perdre pour avoir la chance de le compter parmi eux, je suis désolé, mais je ne suis pas certain que cela aurait été une bonne chose. Les Pens ont mis sur la table Erik Christensen, Colby Armstrong, Angelo Esposito et un choix de première ronde en échange de l’ancien attaquant des Trashers. À la suite de l’échange, il semblait qu’il y avait une relative unanimité pour dire que cela été très (trop) cher payé pour un joueur qui devra renégocier son contrat à la fin de la saison.
Les Penguins ont hypothéqué une partie de leur avenir pour un cas incertain au 1er juillet, qu’aurait coûté cet échange pour le Canadien ? Higgins, Ryder, O’Byrne, Streit, Locke ? Si selon Réjean Tremblay le Canadien ne s’est pas amélioré après le 26 février, est-ce que cela aurait aussi été le cas, à long terme, en se séparant d’autant de jeunes et d’espoirs ? Avec un Crosby et un Malkin, l’impact est aussi immédiat qu’évident, mais avec un Koïvu et un Kovalev, le succès aurait-il été le même ? Avec ou sans Marian Hossa, l’équipe du Canadien en aurait arraché face aux Penguins.
Ce que je crois, et ce que je vois, c’est que depuis 4-5 ans, le Canadien progresse, se reconstruit. Sa base et sa profondeur prend de l’ampleur… quand est-il de la profondeur de Pittsburgh ? Vont-ils pouvoir garder Hossa, Malkin et Crosby comme ça pour bien des saisons encore ?
On se fie sur des hypothèses. “Si Hossa avait été à Montréal”… “Si Huet était resté”… C’est vrai que c’est facile d’avoir raison après coup, après une défaite. Mais ce que je vois, ce sont juste les faits : l’an passé, le Canadien n’a pas participé aux séries, de peu certes, mais tout de même. Cette année, après avoir avoir terminé premiers, les joueurs de Guy Carbonneau inspirent le respect et plus personne n’ose prendre l’équipe à la légère. Et pour paraphraser Koïvu, on peu difficilement passer d’un niveau “moyen”, à la coupe Stanley en l’espace de deux saisons.
On s’accorde tous à dire que l’avenir du Canadien est très prometteur, Réjean serait donc parmi les seuls à penser le contraire ?
Les attentes seront bien plus fortes la saison prochaine, c’est à ce moment-là que l’on pourra véritablement juger du travail de ces dernières années. Mais la progression est belle et bien là, quoiqu’en dise Réjean Tremblay.
Merci !
Il serait difficile de faire abstraction de la déception, suite à l’élimination du Canadien de Montréal dans sa série l’opposant aux Flyers de Philadelphie. En effet, cinq matches auront suffit pour abréger les rêves des partisans et de l’équipe du tricolore.
Évidemment que, une fois rendus aux séries, l’on s’attendait à vivre une grande aventure, quelque chose de spécial. Oublié les saisons ternes, les faibles performances de l’équipe des dernières années… la ville revivait et soutenait son équipe comme jamais.
Souvenons-nous donc que nous ne les attendions pas en si bonne position. N’oublions pas que personne (et je m’y inclus), ne les voyait en première position dans l’Est. L’avantage de la glace et la supériorité numérique dominante nous ont rendu pratiquement amnésiques, convaincus que l’équipe du Canadien avait toujours été bâtie pour gagner, alors que peu les voyait faire les séries six mois plus tôt.
J’aurai l’occasion de faire un bilan de la saison un peu plus tard, mais je voudrais ici remercier l’équipe pour cette belle saison. Sortis de nulle part, ou presque, ils ont démontrés que le Canadien était sorti des années de vache-maigre, qu’ils avaient franchit une nouvelle étape… à force de meilleurs repêchages ces dernières années (Komisarek, Higgins, les frères Kostitsyn, et bien-sûr Carey Price), l’équipe s’est progressivement rebâtie.
Maintenant, on pourrait dire qui ne lui manque que l’expérience. Avec une jeune équipe, des joueurs qui en étaient à leur première saison et/ou séries, cela prenait du “vécu” pour mieux sortir du pétrin dans lequel ils sont tombés face aux Flyers. Et malgré la défaite, crève-cœur, ils ont gagnés en expérience et ça, la saison prochaine, ils ne pourront qu’être plus forts pour affronter l’adversité.
Après les bilans, il sera intéressant de voir comment l’équipe va profiter du marché des joueurs autonomes… maintenant que l’équipe s’est renforcée et connaît du succès, cela pourrait éventuellement attirer des joueurs d’impact. Et le sort de Ryder étant définitivement scellé, cela prendra quelques remaniement sur l’un des deux premiers trios d’attaque. Mais j’y reviendrais…
Merci donc à nos Canadiens ! Merci pour avoir rallumé la flamme chez les partisans !
Canadiens vs Flyers : Match 3
- Canadien vs Flyers : 2-3
- Les Flyers mènent la série 2-1
Le Canadien de Montréal aimerait donc ça “jouer avec le feu” ? Car en laissant les devants aux Flyers dans cette série, c’est un peu une façon de vouloir prendre des risques, là où il ne devrait pas y en avoir.
Oui, j’insiste, cela devrait être une série sans grand risque pour le Canadien. Vous avez des doutes ? Regardez la manière dont le tricolore domine son adversaire à tous les niveaux (ou presque). Plus grand nombre de tirs au but (et de loin !), plus grand nombre de mises en échec alors que la réputation des Flyers n’est plus à faire, plus grand nombre de chances de marquer… mais aussi, de poteaux touchés sur des tirs.
Évidemment, l’on pourrait aussi parler de la superbe performance de Martin Biron, c’est vrai. Mais que dire des chances bêtement manquées sur des filets ouverts ? Que dire des chances gaspillées, comme hier, sur un avantage numérique de deux minutes à cinq contre trois ? Les “sauvetages” de Biron n’expliquent donc pas tout, le Canadien de Montréal ne parvient pas (plus) à saisir les chances qui se présentent à lui !
L’avantage numérique, la meilleure en saison régulière, est devenue endormie, anémique, totalement anesthésiée par l’adversaire.
Là, il va falloir profiter de nos chances et faire bouger le gardien adverse, car ce sont sur ses déplacements que l’on pourra avoir des chances de compter… et pour qu’il se déplace, il va falloir bouger, faire circuler la rondelle, ne pas rester en plan au milieu de la glace en espérant que Biron en laisse passer une de temps en temps.
Il y a Carey… Carey qui, sans être mauvais, ne fait plus les arrêts “clefs” qui font la différence. Peut-être est-il fatigué, au moins moralement s’entend, je ne peux pas croire qu’à son âge cela soit de la fatigue physique.
Pas de panique encore, mais si le Canadien ne veut pas se retrouver dans l’eau chaude de retour à Montréal samedi, il se doit de gagner le match de mercredi.
Flyers vs Canadiens : Match 2
- Flyers vs Canadien : 4-2
- La série est égale 1-1
ll y avait beaucoup d’attente pour ce second match contre les Flyers de Philadelphie. Ainsi, après s’être un peu observé lors de la première confrontation, ce deuxième match devait donner le ton au reste de cette ronde éliminatoire.
Bien honnêtement, malgré le score sans appel, le Canadien a beaucoup mieux joué que lors du premier match. Il est même assez clair que l’équipe de Guy Carbonneau a dominé son adversaire durant une bonne partie du match et cela s’en ressent en terme de tirs au but : 36 pour le Canadien, contre “seulement” 23 pour les Flyers.
Celui qui a fait la différence, c’est incontestablement Martin Biron qui a réalisé de superbes arrêts. Car des occasions de marquer, le Canadien en a eu tout un lot. Le gardien québécois s’est illustré en de multiples occasions, permettant à son équipe de conserver son avance.
En face, Carey Price a connu, non pas un mauvais match, mais certainement pas son meilleur.
Malgré tout, même s’il y a du travail à faire en défense pour le Canadien, ce sont surtout les Flyers qui devront s’adapter et modifier leur jeu tant le tricolore a été dominant.
Cependant, lundi, l’avantage de la glace sera du côté des Flyers et il ne faut pas s’attendre à ce que l’équipe de Daniel Brière nous fasse des cadeaux.
Clown Avery
Sean Avery, vous le savez, est aussi bon joueur, qu’haïssable. L’attaquant des Rangers de New-York est connu pour ses provocations à la limite de la conduite anti-sportive, mais n’en demeure pas moins un joueur redoutable.
Lors de la ronde opposant les Rangers aux Devils du New-Jersey, l’on a eu droit à tout un spectacle de sa part. Bien décidé à intimider Martin Brodeur, Sean Avery s’est posté devant lui, dos au jeu, agitant son bâton devant le gardien des Devils, tel un chimpanzé ou un clown de cirque.
Le spectacle de Clown Avery laissera les arbitres dubitatifs, incapables de déterminer avec certitude s’il s’agissait d’obstruction envers le gardien ou pas. La ligue nationale a d’ailleurs statué sur cette cause dès le lendemain, en amendant le livre des règlements, permettant donc aux officiels de punir ce genre de comportement.
Clown Avery devra donc trouver autre chose…
Flyers vs Canadiens : Match 1
- Flyers vs Canadien : 3-4
- Le Canadien mène la série 1-0
À l’instar de Boston, le Canadien a eu l’avantage sur les Flyers tout au long de la saison régulière (quatre victoire en quatre matches), parvenant même à bien neutraliser le jeu de l’attaquant québécois Daniel Brière. Mais faut-il encore rappeler que le jeu en séries éliminatoires est souvent bien différent de ce que l’on voit en saison régulière ?
Pour cette première confrontation de la deuxième ronde, on peut dire que l’on a eu droit à un match pour le moins bizarre. Tout d’abord, le but des Flyers inscrit alors que Patrice Brisbois tentait d’intercepter une passe devant le filet de son gardien, envoyant la rondelle à la plus mauvaise place possible, c’est-à-dire dans son filet.
L’on pourra aussi longuement reparler du but d’Alex Kovalev en infériorité numérique, alors qu’il rabattait une rondelle en tenant son bâton suffisamment haut pour semer le doute chez les officiels. Il est clair que la première décision de l’arbitre, qui a immédiatement accordé le but, à jouer en la faveur du Canadien. Aucune reprise vidéo ne permettant de renverser la décision, le but fût confirmé.
Est-ce que le but méritait d’être accordé ? Très difficile à dire… au moins, quelque qu’aurait pu être la décision, cela aurait été bien compréhensible, contrairement au but accordé aux Flyers en première ronde contre les Capitals, alors qu’un attaquant de l’équipe de Philadelphie avait, très nettement, créé de l’obstruction sur le gardien Cristobal Huet. Mais passons…
Mis à part en troisième période, où le Canadien s’est endormi sur la glace, j’ai trouvé le jeu très équilibré. J’ai été d’ailleurs surpris du rythme imposé par les Flyers en troisième alors qu’ils auraient dû être logiquement les plus fatigués sur la glace étant donné le grand nombre de parties disputées en peu de temps.
Que dire aussi de se magnifique but d’Alex Kovalev à 29 secondes de la fin du match, provoquant ainsi la tenue d’une prolongation, permettant à Tom Kostopoulos de nous surprendre encore par sa combativité et sa détermination.
Difficile tout de même d’avoir une idée de l’allure des prochains matches. Les deux équipes ayant passé beaucoup de temps à s’observer et à jouer très prudemment. Le match de samedi sera, à mon avis, plus révélateur de ce à quoi l’on devrait s’attendre durant cette ronde.
Séries 2008 : le classement de la première ronde
Association de l’Est
- Canadien vs Bruins : le Canadien remporte la série 4-3
- Penguins vs Sénateurs : les Penguins remportent la série 4-0
- Capitals vs Flyers : les Flyers remportent la série 4-3
- Devils vs Rangers : les Rangers remportent la série 4-1
Association de l’Ouest
- Red-Wings vs Predators : les Red-Wings remportent la série 4-2
- Sharks vs Flames : les Sharks remportent la série 4-3
- Wild vs Avalanche : l’Avalanche remporte la série 4-2
- Ducks vs Stars : les Stars remportent la série 4-2
Bruins vs Canadiens : Match 7
- Bruins vs Canadien : 0-5
- Le Canadien remporte la série 4-3
Après avoir connu une saison en or. Après avoir terminé au premier rang de l’Association de l’Est, le Canadien était sur le bord de tout gâcher ce lundi, alors que les Bruins de Boston avaient contraint l’équipe montréalaise d’aller jusqu’au match ultime afin de déterminer le gagnant. Bref, on avait chaud, le derrière sur le rebord de nos chaises paralysés par le doute.
Et il faut dire que l’allure de la première période n’a rien fait pour nous rassurer. Enfin… pas tout à fait. Cela nous a rassuré sur un point : Carey Price est en pleine possession de ses moyens malgré les deux revers consécutifs.
Car malgré le but de Komisarek, marqué en début de première, le match appartenait aux Bruins. Ces Bruins qui se surpassent depuis le troisième match de cette série, convaincus qu’ils n’avaient rien à perdre et désormais débarrassé de leur “gêne” face aux hommes de Guy Carbonneau.
Price lui, fût magistral. Désarmant de calme et de sang-froid, il est parvenu à garder son équipe chancelante dans le match.
Heureusement, le Canadien est rentré sur la glace en deuxième gonflé à bloc ! Aidé par un public survolté, le Canadien a tranquillement creusé l’écart, envoyant les Bruins dans les câbles, incapable de reproduire le plan de match qui leur avait si bien réussit ces derniers matches.
Les Bruins se sont effondrés à mesure que le match avançait, incapables de percer la muraille Price.
Deuxième blanchissage donc pour Carey Price en séries. Carey Price qui fût l’artisan de la réussite du Canadien. Un gardien dominant est en parfait contrôle de ce qu’il se passe devant le filet.
Le retour de Saku Koïvu a sans doute aussi contribué au réveil de l’équipe, surtout au niveau des mises en jeu, sans oublier Komisarek et Bégin, qui ont souvent brassés les joueurs de Claude Julien.
Et puisque l’on parle de lui, soulignons tout de même le travail de l’entraîneur-chef des Bruins. Avec une équipe ordinaire, sans grand marqueurs, il est parvenu à créer une chimie au sein de sa formation, permettant de faire les séries et même, de mettre en danger sa bête noire, le Canadien de Montréal.
À l’heure où j’écris ces lignes, nous ne connaissons pas encore le nom de notre adversaire en deuxième ronde… mais une chose est sûre, le match aura lieu jeudi au Centre Bell.
Canadiens vs Bruins : match 6
- Canadien vs Bruins : 4-5
- La série est égale 3-3
Il est plutôt difficile d’être un partisan du Canadien de Montréal ces temps-ci, vous ne trouvez pas ? Déjà qu’à part les doux-rêveurs comme moi, pas grand monde les mettaient en position de faire les séries au début de la saison, voici qu’ils se retrouvent aux portes de l’élimination, alors qu’ils affrontent l’équipe qui a le moins bien réussit contre eux durant l’année ! Vous y comprenez quelque chose vous ?
Non pas que le match d’hier soir eût été mauvais, ce fût même un excellent spectacle. Mais il faut reconnaître que les Bruins ont trouvé la façon de nous battre, et croyez-moi qu’ils exploitent le filon depuis quelques matches… surtout lorsque Boston se retrouve en infériorité numérique ! Imaginez, un peu plus de 6% d’efficacité en supériorité, alors que le Canadien flirtait avec les 30% à certains moments durant la saison régulière !
Car le problème est vraiment là, si l’avantage numérique avait juste un peu mieux fonctionné, cela aurait au moins permis au club de repartir hier avec la victoire. Mais non, même avec le retour du capitaine Koïvu, qui a connu un bien bon match, avec un Christopher Higgins soulagé de retrouver sa position d’ailier, l’équipe s’est fait battre en troisième période, alors qu’ils menaient au score une bonne partie du match.
Et voilà que Boston s’est sorti par deux fois d’une possibilité d’élimination, retournant à Montréal pour un match décisif ! Qui aurait cru ?
Cela fait partie des clichés de hockey, mais reconnaissons tout de même qu’il est souvent réaliste : les séries éliminatoires, c’est une toute autre saison qui apporte son lot de surprises.
Match final donc, lundi soir à Montréal. Quoi qu’il arrive, une équipe sera éliminée… quoi qu’il arrive, Boston aura su montrer qu’ils ont du caractère et que Claude Julien est parvenu à faire des miracles cette saison.
Ce blogue est hockey !
Parce qu'il n'y a pas que les analystes de hockey qui ont le droit de se tromper dans leurs prédictions. Voici le blogue d'un gérant d'estrade, d'un partisan pas toujours objectif quand il s'agit de parler du Canadien de Montréal, un amateur parmi tant d'autres qui a aussi envie de donner son opinion et ses commentaires sur son équipe favorite.
Vous avez le droit d'être d'accord et de le dire, vous avez aussi le droit de ne pas partager mon point de vu et de le dire aussi ! Si c'est pas beau ça !










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